Des déléguées bahá’íes se préparent à participer à la Commission de la condition de la femme de l’ONU

Toronto, ON, 22 février 2007 (SCNB) — La directrice du Bureau pour la promotion de la femme de la Communauté bahá’íe du Canada et deux jeunes femmes bahá’íes sont prêtes à participer à la session de cette année de la Commission de la condition de la femme.

Depuis la quatrième conférence sur la condition de la femme de Beijing en 1995, la Commission de la condition de la femme, qui est la principale organisation de l’ONU à se vouer à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, se concentre, chaque année, sur des questions qui avaient été mises en évidence à cette occasion.

Deux jeunes bahá’íes canadiennes, dont l’une vient des îles de la Madeleine au Québec et l’autre de Westbank en Colombie-Britannique, accompagneront la directrice du Bureau de la promotion de la femme, Mme Élizabeth Wright, en tant que déléguées à la Commission qui se réunira au siège des Nations Unies à New York.

Les deux jeunes déléguées se joindront à des centaines d’autres jeunes femmes, venues de partout dans le monde, pour discuter des moyens à adopter pour éliminer la violence contre les filles et les femmes.

« Avec la plateforme d’action de Beijing, la résolution 1325 et CEDAW (la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes), l’ONU dispose de plusieurs instruments pour combattre la violence faite aux femmes », explique Mme Wright. « Et pourtant nous assistons à une augmentation de ces formes de violence. Le défi qui se présente à nous est de voir comment nous pouvons appliquer ces engagements internationaux. »

Dans son étude du 9 octobre 2006, le secrétaire général de l’ONU faisait remarquer que la traite de personnes, la violence domestique et les crimes commis au nom de l’honneur, sont parmi les formes de violence les plus graves à avoir lieu dans le monde.

Dans une section de son étude, le secrétaire général placait la responsabilité de la défence des droits inaliénables des femmes partiellement sur les épaules des chefs religieux. En effet il écrivait : « Les réactions hostiles en de nombreux endroits aux améliorations de la situation des femmes compromettent d’autant plus la transformation des attitudes socioculturelles qui perpétuent l’impunité des auteurs d’actes de violence à l’égard
des femmes. Dans certains contextes, des forces politiques organisées, notamment diverses formes de ‘‘fondamentalismes’’ culturels ou religieux, font pression auprès des gouvernements pour qu’ils reviennent sur certaines avancées des droits des femmes [...]. Les femmes ont ainsi vu les progrès de leur situation compromis ou menacés dans certains pays dans le monde. »

Plus tôt en 2006, la Communauté internationale bahá’íe avait présenté un communiqué officiel aux Nations Unies, dans lequel certaines approches, s’appuyant sur les instruments dont disposent l’ONU, étaient recommandées. Le communiqué faisait ressortir que pour « s’acquitter de ses nombreux engagements, la communauté internationale doit augmenter de manière substantielle, le pouvoir, l’autorité et les ressources consacrées aux droits de la femme, à l’égalité des sexes et à la responsabilisation des femmes. » [traduction]

La 51e session de la Commission de la condition de la femme commencera le 26 février et durera une semaine et demi. C’est la dixième année que la Communauté bahá’íe du Canada participe à la Commission.

Lisez le communiqué officiel de la Communauté internationale bahá’íe intitulé Au-delà des réformes judiciaires.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez visiter le site Web de la Commission de la condition de la femme.

Lisez le rapport du secrétaire général intitulé Etude approfondie de toutes formes de violence à l’égard des femmes.