Benjamin Hatcher
Né à Toledo en Ohio, Benjamin Hatcher a commencé à étudier à l'Académie des Grands Ballets Canadiens à Québec à l'âge de huit ans. Il a poursuivi sa formation à la concentration ballet de l'école secondaire Pierre Laporte à Montréal, puis, à l'École supérieure de danse du Québec. Parallèlement, et grâce à des bourses de la Banff School of Fine Arts en 1984 et du Festival de danse Jacob's Pillow en 1986 et 1987, il a pu se familiariser avec les oeuvres de Lipinski, de Paige, de Balanchine et de Harkarvy.
Benjamin Hatcher De 1983 à 1986, Benjamin Hatcher a effectué des tournées au Québec et en Ontario avec le Ballet Shayda. En 1987, il est entré aux Grands Ballets Canadiens de Montréal comme apprenti et est devenu membre du corps de ballet l'année suivante. Il a été promu demi-soliste en 1990.
Au sein de cette troupe, il a dansé des rôles importants, entre autres dans In Paradisum et Désir de James Kudelka, Episodes, de George Balanchine, Le Lac des cygnes d’Ivanov et Petipa, Na Floresta de Nacho Duato, Piccolo Mondo de Gioconda Barbuto, Chez la duchesse de Septime Webre, Black Cake de Hans Van Manen, Before Nightfall de Nils Christe, Le Casse-noisette, de Fernand Nault, La Table verte de Kurt Jooss, Carmina Burana de Fernand Nault.
Plus récemment M. Hatcher a dansé à de nombreuses reprises pour la Fondation Jean-Pierre Perreault.
Pour Benjamin Hatcher, l’art est lié par un rapport profond avec notre réalité spirituelle. « L’art est la nourriture de notre âme », dit-il. « Il nous émeut, il provoque une réaction, des émotions fortes, il éveille notre conscience et, en fin de compte, il élève nos esprits. Une œuvre d’art ne se contente pas de refléter la réalité observée. Elle est animée par une intention, elle nous inspire à vouloir devenir plus conscients, elle engendre le changement. »
En mai 2001, Benjamin Hatcher a quitté les Grands Ballets Canadiens de Montréal pour se consacrer à des projets chorégraphiques, à des responsabilités d’enseignement et à d’autres projets de danse.
À titre de chorégraphe, M. Hatcher a créé son premier ballet à seize ans. Depuis, il a agi comme chorégraphe pour diverses compagnies dont le Ballet Jörgen Canada, le Jeune Ballet du Québec, Les Ballets Jazz de Montréal, Les Sortilèges, et Les Grands Ballets Canadiens de Montréal. Son œuvre Summoning, qu’il a créé à la demande des Grands Ballets Canadiens, a fait l’objet d’une tournée montréalaise en 1993.
À l'été 1998, Benjamin Hatcher a reçu le premier prix décerné par le concours chorégraphique du Festival des Arts de Saint-Sauveur, pour sa pièce De l'argile de l'amour, je t'ai façonné. Il est revenu l'année suivante à titre d'artiste en résidence et a créé une nouvelle oeuvre intitulée Taslim, fort appréciée de la critique lors de la première en août 1999.
À l’été 2002, avec le concours du Banff Centre for the Arts, avait lieu la première mondiale de Covenant, présentée au théâtre Eric Harvie de Banff, et pour lequel M. Hatcher a gagné le prix Clifford E. Lee en chorégraphie.
En mars 2003 il a travaillé étroitement avec Les Sortilèges, une troupe de ballet de Montréal établie de longue date, qui jouit d’une réputation mondiale et puise dans la danse folklorique et ethnique. M. Hatcher a ainsi créé Om Namaha, une pièce exigeante qui se sert comme élément musical de la forme de chant connue sous le nom de Konnakol, avec une interprétation de la chanteuse d’origine indienne Sheila Chandra.
En mai 2003, Ballet Jörgen, qui célébrait alors son quinzième anniversaire, a présenté la première de l’œuvre de M. Hatcher intitulée The Beatles Go Baroque, une charmante production reposant sur les magnifiques arrangements de morceaux classiques des Beatles par Peter Breiner.
M. Hatcher est invité régulièrement à donner des cours de maître et des ateliers aux étudiants et aux professionnels. Il collabore aussi, en tant que chorégraphe et danseur, avec Côté cour, Côté jardin, une troupe de théâtre de Montréal qui présente des histoires pour enfants.
« À une époque où notre monde semble être particulièrement désolé, plus que jamais, nous avons besoin que les artistes créent des œuvres faisant preuve de perspicacité, de profondeur spirituelle et qui nous offrent un espoir. Alors que nous entamons un nouveau millénaire, j’ai l’intention, comme je l’ai toujours fait durant le processus de création, de faire ressortir les éléments de la vie qui m’émeuvent et j’espère qu’à leur tour ils sauront émouvoir le spectateur. »
Adapté du site Web www.hatcher.org.